SAINT MALACHIE I
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PREMIER SERMON POUR LA MORT DE L'ÉVÊQUE SAINT MALACHIE

(a).

1. Mes bien aimés, le ciel nous destine aujourd'hui une bénédiction abondante; ce serait une grande perte pour vous et un grand péril pour moi qui suis chargé de vous en faire part, si je ne m'acquittais fidèlement de ce devoir. Je redoute eh même temps le détriment que vous auriez à subir et la condamnation qui m'attendrait, si on pouvait dire: «Les petits ont demandé du pain, et il ne s'est trouvé personne pour leur en donner (Thren. IV, 4). » Je sais combien il est nécessaire que le ciel lui-même prenne soin de vous consoler, vous qui avez virilement renoncé à tous les plaisirs de la chair et aux délices du siècle. Certainement, personne ici ne révoque en doute que ce soit par un dessein particulier de la Providence, et par une grâce toute spéciale du ciel. que l'évêque Malachie s'est endormi aujourd'hui au milieu de nous, et a vu ses vœux d'être enterré parmi nous accomplis. Quand on sait qu'il ne tombe pas même une feuille d'arbre à terré, sans que Dieu le permette, quel homme serait assez peu clairvoyant pour ne point voir que ce saint prélat n'est point venu ici, et n'a point passé par chez nous, sans quelque grand dessein de la grâce d'en-haut? Il est venu des extrémités de la terre déposer ici la terre de son corps ; c'était du moins le secret désir de son cœur, quand il entreprit, en toute hâte, ce dernier voyage, sinon le motif qui l'a amené parmi nous; car tout le monde sait quelle affection il avait pour nous; il rencontra d'abord bien des obstacles dans ce voyage, et il ne lui fut permis de. passer la mer que lorsque le temps de sa fin, le terme qui ne pouvait plus être ajourné, approchait. A son arrivée au milieu de nous, harassé des fatigues sans nombre du voyage, nous l'avons accueilli comme un ange envoyé de Dieu, tant sa sainteté nous inspirait de vénération. Et lui avec sa grande douceur, sa profonde humilité nous témoigna à son arrivée une affection et un dévouement beaucoup plus grands que nous ne le méritions. Il passa ensuite plusieurs jours au milieu de nous en très-bonne santé, attendre ses compagnons de voyage, qui s'étaient dispersés en Angleterre, à la vue des empêchements qu'un roi soupçonneux mettait au départ de l'homme de Dieu. Quand ils l'eurent tous rejoints, il se mit à faire ses

a Saint Malachie mourut le deux novembre de l’année 1148. Voir sa vie Tome II de cette édition.

préparatifs de départ pour aller à Rome, qui était le but de son voyage; mais étant tombé tout à coup malade, il comprit qu'il lui fallait, partir pour le ciel, que c'était là que Dieu l'appelait, car le Seigneur, dans sa bonté pour nous, ne voulait point qu'il quittât la terre ailleurs que chez nous.

2. Toutefois, les médecins ne voyaient dans son malaise, non-seulement aucun indice d'une mort. prochaine, mais ils n'y apercevaient pas même d'apparence d'une maladie grave ; mais lui, la joie dans l'âme, nous disait que cette année devait être la dernière, de sa vie. Nous fîmes tout ce qu'il nous fut possible de notre côté auprès de Dieu, par nos prières, pour qu'il n'en fût rien, mais ses vertus l'emportèrent sur nos instances, le désir de son cœur fut exaucé, et il ne se vit point frustré de la volonté que ses lèvres avaient formulée (Psal. XX, 3). En effet, tout s'est parfaitement trouvé d'accord avec les vœux de son cœur, car c'est cet endroit qu'il avait préféré entre tous, par une secrète inspiration d'en haut, et depuis bien longtemps, le jour où on célèbre la commémoration des morts était celui qu'il avait désiré être le jour de sa sépulture. Mais ce qui a mis pour nous le comble à notre joie, c'est que Dieu a permis que nous eussions choisi ce jour là-même, pour opérer le transport des ossements (a) de nos frères de l'ancien cimetière en cet endroit où je vous parle. Ce saint homme nous disait combien il était charmé par les chants que nous faisions entendre pendant la cérémonie où nous accomplissions ce transport en chantant des psaumes : peu de temps après, il suivit ces ossements, après avoir lui-même doucement fermé les yeux par un très-heureux et très-paisible sommeil. Aussi, rendons-nous grâces à Dieu pour toutes les dispositions de sa Providence, par lesquelles il lui a plu d'honorer notre indignité du spectacle de cette sainte mort, d'enrichir ses pauvres serviteurs du trésor infiniment précieux de sa dépouille mortelle, et de nous donner pour appui une des plus solides colonnes de son Église. Car nous ne saurions ne point voir dans le bien que Dieu nous fait une preuve, ou que cet endroit lui est agréable, ou qu'il a voulu qu'il le lui devint, puisqu'il y a amené de si loin, pour y finir ses jours, un homme d'une pareille sainteté.

3. D'ailleurs, la charité même de ce saint père pour nous me force à compatir avec une grande affection à la douleur de tout ce peuple, et de gémir avec force, sur la cruauté de la mort, qui a porté un coup si cruel à l'Église dont les malheurs sont d'ailleurs déjà si grands. Oh oui, c'est une mort cruelle, inexorable que celle qui a atteint tant d'hommes d'un seul coup; c'est une mort aveugle et inconsidérée que celle qui a glacé la langue de Malachie, paralysé ses pieds, fait tomber ses mains et fermé ses yeux; ses yeux, dis-je, si pleins de piété, qui prouvaient la grâce de la réconciliation aux pécheurs par l'abondance de leurs pieuses larmes : ces mains si pures qui savaient se livrer avec

a On voyait encore à Clairvaux, du temps de Mabillon, dans une chapelle souterraine les ossements réunis de ces anciens religieux.

amour aux travaux corporels les plus humbles, en même temps qu'elles offraient si souvent pour les pécheurs l'hostie salutaire du corps de notre Seigneur, et qu'elles se levaient sans aigreur et sans colère vers les cieux dans la prière ; qui répandirent tant de bienfaits sur les infirmes et servirent d'instruments à tant de miracles éclatants; ces pieds si beaux qui le portaient quand il allait annoncer l'évangile de la paix; ces pieds qui se sont si souvent fatigués dans les sentiers de la piété, et qui ont laissé des traces à jamais dignes de nos pieux baisers; ces saintes lèvres, enfin, ces lèvres de prêtre qui gardaient la science, cette bouche du juste qui méditait la sagesse, cette langue qui ne parlait que de jugement et de miséricorde, et qui avait coutume de répandre le baume sur tant de blessures. Mais faut-il s'étonner après tout que la mort qui est fille de l'iniquité et de la séduction soit inique et inconsidérée ? Non, il n'y a pas lieu à le faire, si on la voit frapper sans discernement aucun, elle, la fille de la prévarication, si elle se montre cruelle et insensée, quand elle a pour berceau la fourberie de l'antique serpent et la folie de la première femme. Mais pourquoi lui faire nu crime d'avoir osé s'attaquer à Malachie qui n'est, après tout, qu'un membre, tout fidèle qu'il soit, de Jésus-Christ, quand on la voit, dans sa fureur, diriger ses coups contre celui qui est le chef, non-seulement de Malachie, mais de tous les élus? Elle s'en prit en cette occasion à un innocent, mais elle ne sortit point saine et sauve de son entreprise. Elle, la mort, elle. s'est attaquée à la vie, mais la vie a dévoré la mort et l'a ensevelie dans ses flancs. Elle s'est prise elle-même à l'amorce qu'elle a engloutie, et elle s'est trouvée prise là même où elle croyait elle-même avoir pris.

4. Mais peut-être, en voyant la mort sévir encore avec tant de liberté contre les membres, se demande-t-on en quoi elle peut sembler vaincue par le chef. Si la mort est morte, comment se fait-il que Malachie ait ressenti ses coups? Si elle a été vaincue, pourquoi triomphe-t-elle encore partout? Pourquoi n'est-il pas un homme qui vive et qui échappe à ses atteintes ? Oui, la mort, en tant qu'elle est l'œuvre du diable et la peine du péché, a été vaincue, parce que le péché qui est la cause de la mort a été vaincu lui-même, et que le Malin, qui est l'auteur du péché et de la mort, s'est aussi vu vaincu ; non-seulement ils ont tous été vaincus, mais même ils sont jugés et condamnés, leur sentence est prononcée, bien qu'elle ne soit pas encore promulguée. Déjà, en effet, le feu est prêt pour recevoir ce diable, bien qu'il ne soit pas encore précipité dans les flammes, et qu'il lui soit encore loisible d'exercer sa méchanceté pendant quelque temps. Il est comme le marteau du céleste artisan, le fléau de la terre entière; il broie les élus pour leur bien, et les méchants pour leur perte. Il en est du péché et de la mort qui sont les enfants du démon comme de leur Père. En effet, de même que nous savons que le péché a été attaché avec le Christ sur la croix, cependant. il n'en avait pas moins la permission d'habiter, sinon de régner dans l'Apôtre lui-même, lorsqu'il vivait. Me trompé-je? N'est-ce pas lui qui a dit: « Ce n'est pas moi qui fais ce mal, mais c'est le péché qui habite en moi (Rom. VII, 17). » Il en est de même pour la mort, elle n'est point contrainte de se tenir à l'écart, mais elle ne peut plus nous faire de mal. Il viendra un temps où on dira : « Où est ta victoire, d mort ? » attendu que cette ennemie sera enfin elle-même détruite. Quant à présent, par la volonté de celui qui a le pouvoir de la vie et de la mort, et qui contient les flots mêmes de l'Océan vans des bornes infranchissables, la mort même est un sommeil et un repos pour les amis du Seigneur. Si nous en croyons le témoignage du Prophète qui nous dit : « Après le sommeil qu'il aura donné à ses bien aimés ; ils verront naître des enfants qui seront leur héritage (Psal. CXXVI, 3). » La mort des méchants est la pire des morts, parce que, après une naissance; mauvaise, ils ont eu une vie pire que leur naissance ; mais « la mort des bons est précieuse (Psal. CXV, 15. » Oui, elle est précieuse parce qu'elle est le terme de leurs maux, la consommation de la victoire, si je puis le dire, comme la porte de la vie et l'entrée d'une sécurité parfaite.

5. Félicitons donc, mes frères, oui, félicitons comme il convient, notre Père; s'il est conforme à la piété de pleurer la mort de Malachie, il n'est pas moins conforme au même sentiment de nous réjouir avec lui de sa nouvelle vie. N'est-il pas vivant en effet? Oui il l'est, et sa vie c'est une vie heureuse. Aux yeux des insensés, il a semblé mourir, mais il est en paix, et maintenant, devenu le concitoyen des saints, le familier de Dieu, il mêle ses chants aux actions de grâces et répète : « J'ai passé par le feu et par l'eau, et vous m'avez conduit, Seigneur, dans un lieu de rafraîchissement (Psal. LXV, 12). » Il est vrai, il a passé par ces épreuves en homme de cœur, et il l'a fait avec bonheur. Il a célébré en esprit sa pâque, en véritable israélite, et, en passant, il nous a parlé, il nous a dit : J'ai désiré, d'un désir bien grand, manger cette pâque chez vous. Il a passé par l'eau et le feu , mais les épreuves n'ont pu le briser ni les douceurs, le captiver. Il y a au dessous de nous un endroit réservé tout entier aux flammes , et dans lequel ce malheureux ne peut obtenir une goutte d'eau du doigt de Lazare. Au dessus est la cité de Dieu, que réjouit un fleuve entier, un cours impétueux, un torrent de délices, un calice enivrant de toute beauté. Sans doute, c'est dans ces deux extrêmes que se trouve la science du bien et du mal, et qu'on peut faire l'expérience du bonheur et de la tribulation. Voilà dans quelle triste alternative la malheureuse Ève nous a placés; c'est le jour où la nuit; dans les enfers , rien que la nuit, rien que le jour dans les cieux. Heureuse donc l'âme qui a passé par les deux épreuves, et qui n'a été ni captivée par le plaisir, ni abattue par les peines.

6. Il me semble que je dois parmi les nombreuses et belles actions de cet homme, en rapporter quelques unes, en peu de mots, pour vous montrer avec quel courage il sut passer par l'eau et par le feu. Une engeance de tyrans était en possession de donner des archevêques au siège métropolitain du grand sains; Patrie, apôtre des Irlandais, par voie de succession, et, qui possédait le sanctuaire de Dieu à titre d'héritage. Notre Malachie fut prié par les fidèles de mettre enfin un ternie à tant de. maux. Prenant alors son âme dans ses mains, il s'avance avec intrépidité, accepte le titre d'archevêque, et s'expose ainsi à un péril manifeste, pour mettre fin à lui crime si patent. Il gouverne cette église au milieu des dangers, mais une fois le danger passé, il eut hâte de se donner un successeur sur ce siège, en se conformant aux règles canoniques. Car il n'avait, accepté le titre d'archevêque qu'à une condition, c'est que la rage des persécuteurs une fois apaisée, il pourrait se démettre de ce siège en faveur d'un autre évêque, et retourner à sa première église, où il continua jusqu'à son dernier jour à vivre sans propriété aucune, sans aucun revenu ni ecclésiastique ni laïc, dans les communautés religieuses que lui-même avait fondées. Voilà comment cet homme de Dieu a passé. comme l'or par le feu de la tribulation , pour s'y purifier , non point pour y être consumé, mais aussi, c'était de l'or qu'un tel homme. Voilà comment il sut ne céder ni se fondre au souffle des douceurs ; et on ne le vit point, oublieux de sa course, s'arrêter, spectateur curieux, au milieu du chemin.

7. Qui de vous, mes frères, ne désirerait pas vivement imiter sa sainteté, si toutefois il est permis d'espérer y atteindre ? Mais je crois que vous me prêterez plus volontiers votre attention, si je puis trouver quelque chose à vous dire sur ce qui a fait un saint de Malachie. Mais de peur que mon témoignage ne paraisse point assez impartial, entendez l'Écriture vous dire : « Ce qui le fit saint, c'est sa foi et sa douceur (Eccli. XLV, 4). » C'est par la foi, en effet, qu'il foulait le monde aux pieds, selon ce témoignage de saint Jean : « Notre foi, telle est la victoire qui nous fait vaincre le monde (Joan. V, 4). Et, pour ce qui est de l'esprit de douceur, c'est par là qu'il sut supporter toutes les adversités et les choses les plus pénibles avec une âme égale. Oui, voilà comment, par la foi, il sut fouler, après Jésus-Christ, les flots de la mer aux pieds, et éviter le piège du plaisir, et comment aussi, par sa patience, il sut posséder son âme sans la laisser abattre par les épreuves. Ce sont deux écueils que le Psalmiste avait en vue quand il disait: mille tomberont à votre droite, et dix mille à votre gauche (Psal. CX, 7). Les enchantements de la prospérité perdent plus de gens que les coups de l'adversité. Que personne donc parmi nous, mes très-chers frères, charmé par l'aspect d'une route plus douce, parce qu'elle est plus unie, ne se figure que la voie de la mer lui sera plus commode; cette plaine a ses montagnes qui sont grandes, et qui n'en sont que plus dangereuses, pour être moins visibles. Peut-être la route frayée sur les flancs ardus des collines, et sur la crête des rochers, semble plus pénible, mais ceux qui en ont essayé l'ont trouvée beaucoup plus sûre et bien préférable. Mais, des deux côtés, il y avait de la fatigue et des périls aux yeux de celui qui disait : « Par les armes de la justice, combattre, à droite et à gauche (II Cor. VI, 7), » et nous pouvons féliciter ceux qui tint passé par l'eau et le feu, et sont enfin arrivés au lieu du rafraîchissement. Vous voulez entendre parler de ce lieu-là? Plût au ciel qu'un autre que moi vous en parlât ! Pour moi, je ne saurais vous en dire un mot, car je n'ai point encore goûté ce rafraîchissement.

8. Mais il me semble entendre aujourd'hui Malachie même qui nous en parle en disant : « O mon âme, rentre dans ton repos, puisque le Seigneur t'a comblée de biens. Le Seigneur a délivré mon âme de la mort (Psal. CXIV, ). » Laissez-moi vous dire ce que, pour moi, signifient ces paroles, je serai bref, car le jour baisse, et ce sermon s'est déjà prolongé plus que je ne le. pensais; j'ai tant de mal à cesser de prononcer le doux nom de notre Père, ma languie a tellement peur de ne plus parler de Malachie, que je ne puis me résoudre à mettre fin à mes paroles. Mes frères, la mort de l'âme est le péché, si vous n'avez point oublié ces paroles du Prophète : « Toute âme, qui pèche mourra (Ezech. XVIII, 4). » Il s'en suit que quiconque est hors de tout péché, de tout travail et de tout péril, a un triple droit à être félicité. Puisque, dès lors, le péché n'habite plus en lui, le deuil de la pénitence n'est plus une nécessité pour lui, et il n'a plus désormais à prendre garde de faire le moindre faux pas. Élie a déposé son manteau, il n'a plus à craindre que la femme adultère le touche ou le retienne, il est monté dans son char; il n'a plus à redouter de faire quelque chuté; il s'élève doucement dans les airs, sans fatigue, car ce n'est pas lui qui se soutient comme avec des ailes, mais il est assis dans un char à la marche agile. Voilà le lien de rafraîchissement où nous devons courir de toute l'ardeur de notre âme, à l'odeur des parfums de notre saint Père, qui semble, aujourd'hui même, exciter notre torpeur et la changer en un fervent désir Courons donc, vous dis-je, courons après lui, et crions-lui à chaque pas : Attirez-nous à votre suite. Rendons grâce de tout notre cœur à la miséricorde du Tout-Puissant, et témoignons-lui notre reconnaissance, avec piété, par nos progrès dans la vertu, de ce qu'il a voulu que, si nos propres mérites font défaut, nous pussions du moins compter sur les suffrages des autres.

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