Bienheureux Guillaume-Joseph CHAMINADE
Nom:
CHAMINADE
Prénom:
Guillaume Joseph
Nom
de religion: Guillaume Joseph
Pays: France
Naissance:
1761 à Périgueux
Mort: 22.01.1850 à
Bordeaux
Etat: Prêtre - Religieux - Fondateur
Note: Prêtre en 1785. Réfractaire. 3 ans d'exil à Saragosse
(1797-1800). Apostolat à Bordeaux en s'occupant spécialement de ceux qui sont
en marge de l'Eglise. Fonde les Marianistes, hommes et femmes.
Béatification:
03.09.2000 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 22 janvier
Réf.
dans lOsservatore Romano: 2000 n.36 p.1.8
- n.37 p.5
Réf. dans la Documentation Catholique: 2000 n.17 p.801-803
Notice
Guillaume-Joseph Chaminade naît en
1761 à Périgueux (France). Son père est drapier. Il est le 14e
enfant d'une famille profondément pieuse qui donnera trois autres prêtres à
l'Eglise. Il est ordonné en 1785. En 1791, pendant la Révolution, il refuse de
prêter serment à la 'Constitution civile du clergé' et, en exerçant un
ministère clandestin à Bordeaux, il court un danger continuel. Il collabore
avec la vénérable Marie-Thérèse Charlotte de Lamourous et l'aide à fonder
l'uvre de la Miséricorde de Bordeaux, Foyer pour les jeunes filles repenties.
En 1795, chargé d'accueillir les prêtres qui avaient consenti au serment, il en
réconcilie une cinquantaine. Deux ans plus tard, il doit s'exiler pour trois
années à Saragosse. Là, au pied de Notre-Dame del Pilar, il forge ses
convictions mariales et apostoliques, et il reçoit l'inspiration de fonder une
famille de laïcs et de religieux consacrés à Marie. De retour à Bordeaux en
1800, il remet sur pied une ancienne Congrégation mariale. Il donne aux laïcs
qui la compose une solide formation religieuse, leur proposant des objectifs
apostoliques bien précis et leur demandant de s'inspirer des premiers chrétiens
pour offrir à la société déchristianisée le spectacle d'un 'peuple de saints'.
Il est ainsi le précurseur de la participation active des laïcs à la vie de
l'Eglise. Il les invite à se tourner sans cesse vers Marie. Il est en même
temps Administrateur apostolique du diocèse de Bazas. 'Missionnaire apostolique'
en 1801, il veut une mission permanente orientée vers la formation de la foi,
en travaillant avec de nouvelles méthodes. La mission consiste principalement à
rejoindre ceux qui ne fréquentent pas l'Eglise, qui sont en marge des
paroisses.
En 1816, avec la vénérable Adèle de
Batz de Trenquelléon, il fonde à Agen l'Institut des Filles de Marie Immaculée
- les futures religieuses marianistes - institut qui ouvrira des écoles de
campagne où l'on assurera l'éducation chrétienne des jeunes filles et la
promotion de la femme. L'année suivante, il fonde à Bordeaux la société de
Marie, les futurs "Marianistes". Les marianistes, hommes et femmes,
sont issus des Congrégations mariales dont ils seront chargés d'assurer la
continuité. Le Père Chaminade peut dire: "Par la grande miséricorde de
Dieu envers moi et envers les autres, depuis longtemps, je ne vis et ne respire
que pour partager le culte de l'Auguste Vierge et pour contribuer ainsi chaque
jour à l'accroissement de sa famille". Les dix dernières années de sa vie
sont marquées par l'épreuve: santé, problèmes financiers, défection de
certains, incompréhension des autres; en 1845 il est remplacé comme supérieur
général. Mais il meurt en paix en 1850, car "son attitude filiale envers
Marie l'a maintenu dans la paix en toute circonstance, l'aidant à faire la
volonté du Christ" (Jean Paul II).