Bienheureux Frédéric ALBERT
Nom:
ALBERT
Prénom:
Frédéric (Federico)
Pays: Italie
Naissance:
16.10.1820 à Turin
Mort: 30.09.1876
Etat: Prêtre - Fondateur
Note: Prêtre en 1843 Ami de Don Bosco Fondateur des surs Vincentiennes
de Marie Immaculée ou "Albertines".
Béatification:
30.09.1984 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 30 septembre
Réf.
dans lOsservatore Romano: 1984 n.41 p.1.4-5
Réf. dans la Documentation Catholique: 1984 p.1104
Federico
(Frédéric) Albert naît à Turin (Italie) en 1820 dans une famille de militaires
au service de la maison de Savoie qui gouverne alors le Piémont. (A cette
époque, l'Italie n'a pas encore fait son unité). Frédéric pense d'abord à
devenir soldat, puis il s'oriente vers le sacerdoce, attiré par la figure
emblématique du bienheureux Sébastien Valfré considéré comme le père du clergé
de Turin (18ème siècle). Il n'a pas l'occasion de passer par le
séminaire, ce qui ne l'empêche pas de bien se préparer à la prêtrise. Il est
ordonné en 1843. A la cour de Savoie où il est nommé, c'est un prêtre estimé
pour sa prédication et sa direction spirituelle, mais il s'occupe aussi des pauvres
fort nombreux à l'époque et, comme Saint Jean Bosco son ami, il sait se rendre
efficace à leur service. Dans les années difficiles où le
"Risorgimento" italien pose un vrai cas de conscience aux
catholiques, il reste fidèle au Pape Pie IX et à son évêque exilé mais il
n'hésite pas à suggérer des solutions pour aplanir les difficultés.
Le 18 novembre 1852,
il est nommé curé à Lanzo où il restera jusqu'à sa mort. C'est alors que sa
charité pastorale se manifeste pleinement. Elle est nourrie par une prière
assidue, de jour et de nuit, et il fonde son activité sur la miséricorde des
Curs de Jésus et Marie, d'où il tire ses grandes lignes pastorales: formation
des jeunes et des adultes, totale disponibilité pour confesser et pour diriger
les âmes, dialogue constant avec toutes les catégories de personnes, surtout
celles en difficulté morale, attention aux pauvres, surtout des plus humbles,
prédications dans tout le Piémont au cours des "missions populaires"
et retraites au clergé et aux laïcs. Un généreux effort lui a permis d'acquérir
une solide formation culturelle, base nécessaire pour être un guide sûr du Peuple
de Dieu. Mais lorsqu'en 1873, on veut le nommé évêque de Pinerolo, il supplie
et obtient de ne pas l'être pour continuer à se consacrer à Lanzo. Il fonde un
orphelinat et la congrégation des surs "Vincentiennes de Marie
Immaculée" destinées au service social.
Son testament spirituel révèle son souci premier: "Priez, priez ". En septembre 1856, il vient de terminer un mois de jeûne et il dit tout joyeux qu'il attend une "grande grâce". C'est alors qu'en travaillant à repeindre la voûte d'une chapelle, il tombe du haut des échafaudages et meurt après deux jours d'agonie, à l'âge de 56 ans. Dans son homélie de béatification, Jean-Paul II déclare: "Son esprit de foi et son obéissance sans réserve au Pape et à l'évêque, sa charité sacerdotale firent de lui un élément d'équilibre parmi les membres du clergé et un pasteur zélé particulièrement attentif aux jeunes et aux pauvres. En le considérant, on se rend compte de manière évidente qu'il est possible de répondre aux exigences concrètes de l'homme, précisément parce qu'on est un fidèle serviteur du Christ et de l'Eglise."